DES SITUATIONS QUE NOUS NE VOULONS PLUS
DES SITUATIONS QUE NOUS NE VOULONS PLUS

Voici la liste des propositions transmise au Préfet et au Maire d'Orléans pour la restructuration du quartier

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Voici notre analyse et nos demandes détaillées pour la rehabilitation du quartier Carmes Madeleine Saint Jean

Sur le plan de la sécurité et des problèmes liés aux incivilités :

  • notre point de vue : les dealers vendent sans scrupules de la drogue à la portée de tous les passants sans gêne. Cela n'est évidemment pas acceptable ! Trois rues concentrent en particulier des difficutés : rue des Carmes, rue de Limare et rue Porte Saint Jean. Le sentiment d'insécurité est très fort dans le quartier.
  • notre point de vue :  la compétence en matière de sécurité est co-partagée entre la ville d'Orléans et l'Etat. Des actions conjointes doivent être engagées : réalisation d’un diagnostic sécurité, installation d’un comité de pilotage associant l’ensemble des parties prenantes, utilisation plus fréquentes des caméras pour identifier les personnes qui réalisent des incivilités, renforcement de la présence policière notamment la BAC et les services de police utilisant les chiens détecteurs de drogue, verbalisation systématique des infractions et notamment des dépôts de poubelles en pleine rue, recours à l’action publique pour déloger les squats d’immeubles notamment par les trafiquants, etc.

Sur le plan commercial :

  • notre point de vue : les rues porte Saint-Jean et Carmes concentrent l’essentiel de l’appareil commercial du quartier Carmes Madeleine Saint Jean. Les problématiques rencontrées sont semblables et donc liées entre elles. Un échec de la restructuration de l’appareil commercial rue Porte Saint Jean aura nécessairement des répercutions sur celui de la rue des Carmes et réciproquement. Il est donc nécessaire d’envisager une action globale et groupée. La politique menée rue des Carmes doit être comparable à celle menée Rue Porte Saint Jean.
  • les actions à engager : dans un premier temps, une réflexion doit être engagée pour savoir quelle offre commerciale souhaite-t-on dans cette rue. C’est indispensable ! Plusieurs possibilités peuvent éventuellement être étudiées (offre commerciale artistique, étudiante pour correspondre au projet de requalification de l’hôpital Madeleine, ameublement pour faire une continuité avec la politique poursuivie rue des Carmes, etc). Ensuite, il nous semble important de mener une politique volontariste de préemption de rachat des commerces au fil de l’eau en particulier sur la Rue Porte Saint Jean (un seul bail a été préempté à ce jour) pour implanter des commerces qui correspondent davantage au projet de restructuration porté par la ville. Il convient donc de stopper l’implantation de tout nouveau coiffeur, de tous commerces de bouche ou tout commerce communautaire déjà surreprésenté. Seule une action politique forte peut permettre d’inverser la tendance naturelle de dégradation de cette rue. L’action engagée rue de Bourogne nous laisse à penser que cela peut être possible et que cette réussite peut être transposée sur ce quartier.

 

Sur le plan de l'habitat :

  • notre point de vue : la situation se dégrade chaque année un peu plus dans ce quartier qui fait fuir de plus en plus les classes intermédiaires et se paupérise fortement. Il convient de mettre en place une réelle et véritable politique de mixité sociale consistant en l’espèce à favoriser l’implantation des classes moyennes dans ce quartier et non des personnes démunies. Des actions peuvent être engagées à cet égard avec les bailleurs sociaux à proximité ;
  • les actions à engager : elles sont multiples ; développement de logements intermédiaires sociaux, requalification des logements indignes, opération de curetage, déplacement de certaines structures qui amène un public qui ne correspond pas à l’image du projet de requalification porté en centre-ville, engagement d’une politique forte de lutte contre l’habitat indigne. Des exemples de réussite en plein centre-ville similaires existent (ex : Bordeaux). Les résultats sont certes longs mais payants.. La mise en place d’une politique de rénovation obligatoire des façades permettrait par ailleurs d’accélérer la transformation du quartier, tout comme cela a été fait autour du quartier Bourgogne. Les principales rues de ce quartier figurent bien aujourd’hui dans le périmètre à réhabiliter mais la réhabilitation de ces rues n’est pas encore rendue obligatoire. Pourquoi ??? Une telle mesure inciterait pourtant les copropriétaires à ravaler leurs immeubles et les amènerait dans un second temps à louer leur bien à des locataires à plus haut revenu pour rentabiliser les investissements immobiliers effectués. Cela permettrait de favoriser la mixité sociale et d'amener des locataires plus aisés sur ce quartier.


Concernant la saleté / l'Etat général du quartier :

 

  • notre point de vue : la situation se dégrade. Les rues sont sales ; de nombreux déchets jonchent le sol (mégots de cigarette, sacs plastiques, papiers, sans compter parfois des déchets ménagers, lits, chaises, armoires…). Un sentiment d’abandon et de délabrement règne (fils électriques visibles en façade d’immeuble, trottoirs en mauvais état ou sales, éclairage assombri,  etc.). Cette situation est difficile à comprendre et renforce le sentiment d'abandon que beaucoup d'habitants partage.

 

  • les actions à engager :
    • les rues doivent être nettoyées (lavées et balayées) plus régulièrement pour éviter de voir ces détritus visibles à ciel ouvert. Le nettoyage régulier est indispensable. L'Agglo/ville ont augmenté la fréquence des ramassages. Cette action va dans le bon sens. Des actions de sensibilisation et de responsabilisation des personnes à ne pas jeter leurs poubelles et déchets ménagers sur le trottoir ont été engagées par la Mairie. Ces actions sont utiles mais elles doivent être renforcées ;
    • il nous semble également nécessaire de paver les trottoirs et de les rendre plus attractifs. Le pavage des trottoirs nous semble une action structurante et nécessaire pour embellir la rue. Il nous apparaît incompréhensible qu’une grande majorité du quartier Bourgogne en centre ville est aujourd’hui pavé et qu'aucune action d’envergure ne soit prévue en ce sens à court terme sur l’ensemble du quartier Carmes Madeleine Saint Jean. Enfin, le pavage pourrait être complété comme pour d’autres rues avoisinantes par la pose de lucarnes en style ancien et l’enfouissement des réseaux électriques. Seules quelques rues ont la chance d’en avoir, mais cela reste encore peu important.

 

Concernant le stationnement :

 

  • notre point de vue : le stationnement est dans quelques rues anarchiques ! Chacun se gare comme il le souhaite, sur le trottoir ou sur la chaussée. Le passage de la police municipale ne change rien à cette situation qui nuit à la fluidité du passage automobile et donne à nouveau un sentiment de désorganisation et de délabrement.
  • les actions à engager : poser des bornes sur les trottoirs permettraient d’empêcher ce stationnement sauvage tout comme cela est le cas rue des Carmes.  

 

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Site sur le quartier Carmes Madeleine Saint Jean à Orléans en centre-ville, à destination des habitants et touristes